Présentation

Suite au bilan de l’appel à projet régional « Pour une nouvelle alliance agricole » sur la période 2012-2015, le Pays du Centre Bretagne souhaite poursuivre les actions menées en faveur du développement des circuits alimentaires de proximité en Centre Bretagne.

L’objectif du Pays pour l'année 2016 est d'accompagner le développement des circuits alimentaires de proximité en stimulant l'offre et la demande alimentaire locale.

Trois axes seront développés en vue de remplir cet objectif. Ils sont détaillés ci-dessous.

  • Mettre en réseau les producteurs et les restaurations collectives. En savoir plus
  • Accompagner les producteurs du Centre Bretagne sur la valorisation de leur produit, sur leur logistique de livraison et sur leur commercialisation. En savoir plus

  • Sensibiliser et promouvoir les productions locales En savoir plus

Circuit court : une définition qui fait débat

Les "circuits courts" englobent des modes de production et des distances très variés. En 2009, le ministre de l'agriculture, M. Barnier, pose la définition officielle du terme circuit court: "Un circuit court est un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire." (Communiqué de presse, 19/04/2009). Cette définition réduit donc les circuits courts au seul nombre d'intermédiaires entre le producteur et consommateur final. Concrètement, l'achat de viande ovine via internet à un producteur de Nouvelle Zélande reste bien dans le cadre d'un circuit court. De fait, cette définition est, pour certains acteurs de filières courtes, incomplète. D'autres critères complémentaires cherchent à affiner la définition, à travers des critères géographiques et sociales  notamment : on parle de proximité.

 

Territoire du Centre Bretagne

  • L’économie du Pays fortement corrélée aux activités alimentaires…

A l’image de sa région, le Pays du Centre Bretagne est un territoire à dominance agricole. Avec 2699 actifs soit 15% de la population active travaillant dans ce secteur, l’agriculture représente une source d’emplois importante et un secteur économique d’envergure pour le territoire. La production y est relativement spécialisée : le lait et la viande porcine et bovine sont les principales productions. Le système de vente directe se développe sur le Pays : 46 exploitants pratiquant ce système de distribution ont été recensés en 2013. En outre, l’activité agroalimentaire est également très présente sur le territoire.

  • … mais une agriculture en perte de vitesse

Entre 2000 et 2010, le nombre d’exploitation a diminué de 25% sur le Pays, soit 5 point de plus que la moyenne départementale. Pour conséquence, le nombre d’actifs du secteur a lui aussi diminué (-19%), et correspond de même à une baisse plus importante que sur le reste du département costarmoricain. Autre chiffre inquiétant : le nombre de salariés équivalent temps plein, de 948 en 2000, a baissé de 27%, alors que, dans tout le reste du département, le nombre de salariés est à la hausse. Par ailleurs, les exploitants âgés de 55 ans et plus font partie des plus nombreux : 378 chefs d’exploitation appartenant à cette tranche d’âge ont été recensés en 2010. Le maintien de l’activité agricole sur le territoire dépendra alors fortement du renouvellement des actifs du secteur.  Enfin, la Surface Agricole Utile (SAU) a elle aussi diminué de 1.7 point entre 2000 et 2010.


C’est dans cet objectif de conforter et de renouveler l’activité agricole du territoire qu’est née la réflexion sur les circuits alimentaires de proximité au sein du Conseil de développement du Pays. Le Pays affirme à travers ce projet sa volonté de préserver l’emploi agricole sur son territoire, en renforçant les relations entre producteurs et acheteurs tels que les restaurations collectives, les commerçants de proximité et les artisans d’alimentation.

L'Etat s'empare de la question alimentaire

Les circuits courts constituent une forme de distribution très ancienne, mais qui connait depuis les années 2000 un nouvel essor. Aujourd'hui, près d'un producteur agricole sur cinq pratique la vente directe (ARESTE, 2010). Conscient des multiples enjeux portés par ce système de distribution, l'Etat s'empare de la question alimentaire, et incite au développement des circuits courts pour la restauration collective.

Suite aux lois Grenelles I, le gouvernement veut faire preuve d'exemplarité en terme de développement durable et utilise pour cela ses propres moyens de fonctionnement. L'article 48-e de la loi n°2009-967 du 3 août 2009, relative à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement, fixe un objectif d'approvisionnement en produits biologiques et/ou locaux à hauteur de 20% en 2012 pour ses services de restauration collective. L'objectif était ambitieux, et bien que peu de chiffres ne soient disponibles, on en encore bien loin du compte (estimations entre de 2 et 5% en 2012).  

Présenté par le gouvernement en septembre 2010, le Programme National pour l’Alimentation (PNA), qui découle de la loi de modernisation de l'agriculture, part du principe que « Bien manger, c’est l’affaire de tous ». La restauration scolaire est l'une des cibles phares où l'amélioration de l'offre alimentaire passent en autres par la création de filières locales.

A la suite de ces travaux, des modifications du Code des Marchés Publics ont été nécessaires pour faciliter l'accès de l'approvisionnement des restaurants collectifs aux producteurs (relèvement du seuil du marché en gré à gré de 4000€ à 15000€ HT et élargissement des droits de préférence dans les appels d'offre autorisant comme critère de choix les "approvisionnement directs de produits de l'agriculture").

Pour en savoir plus, télécharger la brochure :
La relocalisation de notre alimentation, un thème désormais prioritaire

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les circuits courts de Bretagne

 
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